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Downton Abbey

… ou presque. En fait, ça s’appelle Werribee Mansion. Cette grosse bâtisse a été construite par deux frères, riches éleveurs (mais alors, vraiment très riches), qui ont fait fortune dans le Victoria rural des années avant la ruée vers l’or. Au sommet de leur fortune, ils exploitaient plus de 300 km2 de prairies, quelques dizaines de milliers de moutons, et dans les années 1870 ils se sont fait construire à Werribee une jolie petite maison, pas très loin de la ferme d’origine.

Ca se visite, bien sûr (sinon on ne vous en parlerait pas !), et ça a été restauré dans son état d’origine. Y compris de nombreuses notes sur la vie quotidienne, et le rôle des différents serviteurs.

Entre autres choses, vous saurez donc tout sur le rôle du butler, de la cuisinière, des footmen et du valet (non, c’est pas pareil) …

A trois pas de là, la Roseraie de l’Etat (du Victoria, bien sûr), bien qu’un peu dégarnie en cette saison, offre quand même une agréable ballade, un peu surrélle mais finalement bien à l’image du reste du parc: une roseraie bien léchée sous les grands eucalyptus…

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Retour à l’école version Australienne

Ici, les connaissances épidémiologiques concernant le virus et ses modes de transmission sont au premier plan. Le principe de base est donc que l’école est un lieu qui regroupe des individus peu porteurs et peu transmetteurs, en bonne santé. Donc un lieu où le risque de transmission/contamination est très faible. Les mesures mises en place visent donc à diminuer un risque déjà très faible. Et ce risque existe principalement entre adultes, donc concerne essentiellement les enseignants et les parents. Les enfants, eux, peuvent continuer à vivre de manière assez normale, surtout à l’école primaire.

Certaines mesures d’hygiène et de distanciation étaient déjà en place avant le confinement : gel hydro alcoolique à disposition, lavage des mains plus fréquents, mouchoirs jetables (et gestion des poubelles), intensification du ménage. D’autres mesures ont été mises en place : suppression des fontaines d’eau potable, non-partage du matériel de papeterie. D’autres mesures ont été intensifiées : on s’assoit toujours “one chair away”, mais en primaire, les grandes tables ont été écartées les unes des autres, supprimant ainsi l’espace central où les enfants avaient l’habitude de s’assoir par terre pour écouter les leçons. La grande nouveauté est donc que maintenant, en classe, il faut rester assis à une table tout le temps, chacun à sa place, et qu’on n’a pas le droit de se déplacer.

Pendant les récréations, les enfants doivent être attentifs à ne pas rester en gros groupes, et les consignes de ne pas se faire de câlins sont données régulièrement. Mais la cour est tellement grande que ça ne pose vraiment pas de problème. Toutes les structures à grimper, balles, terrains de sport et bac à sable sont accessibles… et nettoyés deux fois par jour.

Par contre, les adultes, eux, et surtout entre eux, ont un risque plus élevé de transmettre et d’attraper le Covid. La règle des 4 mètres carrés par personne en intérieur, ainsi que celle des 1,5 m de distance, s’appliquent. Et les consignes aux parents sont très strictes, l’objectif numéro 1 étant de protéger les enseignants ! Les arrivées le matin sont échelonnées par niveau, il faut être à la bonne porte à la bonne heure (à 5 min près). Et interdiction de rester sur le trottoir à papoter, le directeur y veille ! Pour récupérer les enfants, les parents doivent être éparpillés sur le terrain de sport, à distance les uns des autres, les enfants viennent les rejoindre, et on doit quitter les lieux immédiatement. Et interdiction de parler aux enseignants ! Si besoin, on communique par mail ou par rendez-vous téléphonique. Et les consignes sont redites tous les jours, par la directrice, sur la sono de l’école. On ne risque pas de les oublier !

Les consignes pour les parents …

Au niveau des enseignants, les réunions se font toujours par “Zoom”, et la salle des profs a été aménagée/dédoublée, avec un nombre limite de personnes.

Et pour tous, l’élément qui a été le plus répété, c’est que pour aller à l’école, il faut être en bonne santé ! A la moindre fièvre, toux, rhume, fatigue, etc … ou contact avec une personne porteuse de coronavirus, ou revenant de l’étranger, interdiction absolue de mettre son enfant à l’école, mais prière de le garder 14 jours à la maison, et/ou de ne revenir qu’avec un résultat négatif de test Covid !

Les autorités de santé ont annoncé que “le risque zéro n’existe pas. Donc il y aura des cas de Covid dans les écoles. A ce moment-là, on fermera l’école le temps de tester tout le monde et de tout désinfecter. Et ça peut se produire pendant des mois, jusqu’à ce qu’il y ait un vaccin efficace et généralisé.” Bon, nous voilà prévenus. Chacun a donc sa part de responsabilité à assumer pour que ça n’arrive pas, ou le moins possible !

Moyennant quoi, les écoles, après avoir basculé en enseignement à distance mi-avril, rebasculent en enseignement en présentiel, après 8 semaines bien remplies de “on-line learning”. Nous continuons donc sur le rythme habituel : école de 8h30 à 15h30, 5 jours par semaine.

Pendant les premiers jours, l’accent a été mis sur la dimension “well-being” (bien-être) : parler de son ressenti, en particulier de ses inquiétudes, de ce qu’on a aimé et pas aimé pendant le confinement et l’enseignement à distance, etc… Et aussi sur la dimension collective, et le plaisir d’être ensemble, notamment par la prof de sport avec une grande toile de parachute …

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Confort suburbain

Pas de ballade mémorable ce week-end, une journée sympa avec des copains à flâner en sous-bois, sans rien qui ne mérite vraiment une collection de photos !

A la place, je vous propose quelques images du quartier, glânées au cours de longues (et quelque peu répétitives) ballades dans les rues de Clayton depuis deux mois. Rien d’exceptionnel, rien de très joli même .. mais une impression indéfinissable de confort paisible, d’une communauté tranquille qui ne demande qu’à profiter d’une vie plutôt agréable…

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Public holidays / jours fériés

Eh oui, nous avons l’habitude de « nos » jours fériés, comme une évidence immuable et non-négociable. Et pourtant, à l’échelle de la planète, chaque pays a « choisi » ses jours fériés, en fonction de son histoire, de sa culture, etc …

Qu’en est-il donc de l’Australie ? Nous avons découvert à la fois des jours fériés inédits, et l’absence de certains jours fériés …

En janvier, nous avons vécu la fête nationale, le 26 janvier (et pas du tout le 14 juillet). Cette fête s’est d’abord appelée « Foundation Day », ou « first landing day » et commémorait l’arrivée du premier gouverneur britannique, en 1788, autrement dit le début de la colonisation de l’Australie par les Anglais. Dans les années 30, les mouvements de soutien et de reconnaissance des Aborigènes (on dit « first people ») ont fait évoluer les représentations, et la fête nationale est devenue « Australia Day », englobant ainsi toutes les cultures, et ouvrant une vision plus globale de l’histoire (il y avait du monde sur cette île, avec leurs langues et leurs cultures, avant que les Anglais ne débarquent !)

Le deuxième lundi de mars, c’est la fête du travail (équivalent du 1er mai en France, qui, lui, n’est donc pas férié) … mais seulement pour l’état du Victoria qui cette année a donc fêté “May Day” le 9 mars. Si vous allez à Canberra ou Sydney, la fête du travail est en octobre. Et si vous voulez un 1er mai férié, alors vous allez dans les états du Nord (à Alice Spring, Brisbane et la grande barrière de corail). C’est pourtant simple !!

Ensuite, le 21 mars, il y a un jour … pas férié, mais très important : « Harmony Day ». C’est la traduction locale de la Journée Internationale des Nations Unies pour l’élimination des discriminations raciales. Une cérémonie et des spectacles multiculturels étaient prévus dans les écoles, mais la situation sanitaire a modifié les plans …

Autour de Pâques, il y a aussi un jour férié, mais c’est le vendredi, et pas le lundi, ce qui est classique dans les pays d’origine protestante. Et c’est tellement évident pour tout le monde, que le supermarché du quartier ne met même pas d’affiche pour expliquer qu’il est fermé. Il est fermé, c’est tout !

Le 25 avril, c’était « Anzac Day », qui commémore tous les soldats morts à la guerre, toutes guerres confondues.

Donc nous  n’avons eu aucun des jours fériés habituels au printemps en France : pas de 1er mai (c’était en mars), pas de 8 mai (c’était le 25 avril), pas de jeudi de l’Ascension (c’est une fête perçue comme « catholique » donc pas représentative de l’ensemble de la population ; s’il y a 52% de chrétiens en Australie, seulement 20% sont catholiques), et pas de lundi de Pentecôte (Pentecôte est le dimanche, pourquoi se reposer le lundi ?).

Par contre, lundi qui vient, nous avons un jour férié : c’est Queen’s Birthday !! (sauf pour certains états australiens, qui célèbrent l’anniversaire de la reine en septembre ou octobre …) Mais de quelle reine est-ce donc l’anniversaire ? de Sa Majesté la reine d’Angleterre, bien sûr ! Elle est née un 9 juin ? Pas du tout ! La date a été fixée arbitrairement depuis 1936 au deuxième lundi de juin. Auparavant, c’était un jour variable, correspondant au vrai jour d’anniversaire du monarque Britannique.  

Et pour le jour férié suivant en Australie, il faudra attendre novembre (Melbourne Cup) ou Noël. On espère bien être rentrés en France d’ici-là !!

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Donna Buang

Doña qui ? *

Non, vous n’y êtes pas, il s’agit d’un sommet dans les Yarra Ranges, qui domine la vallée de la Yarra du haut de ses 1250 m. Si vous n’en n’avez pas entendu parler, vous avez des excuses: les Victoriens non plus, jusqu’en 1907, date à laquelle un éminent Professeur de Géographie a eu l’honneur d’annoncer au public ébahi que

… within forty miles of the Melbourne Town Hall, there exists a mountain absolutely unknown to the public of Melbourne even though it is higher than any point in England, Wales or Ireland…

Bon, Donna Buang n’est pas le point le plus haut d’Australie, ni même du Victoria. Mais c’est un des derniers sommets de cette chaîne que les locaux appelent, de façon peut être un brin ambitieuse, “Victorian Alps”.

Les Alpes ? Oui, mais Victoriennes…

Il paraît, en tout cas, qu’il peut néiger à Donna Buang…

Le mode d’emploi de la neige… c’est pas comme si on en avait tous les ans dans son jardin, par ici !

Neige ou pas, par cette belle journée d’hiver, ça caillait !

Heureusement qu’il y a un abri au sommet. Et il n’est même pas Covid-fermé…

Sinon, les pentes de Donna Buang et le sommet sont couverts de cette forêt qui devient maitenant familière, mais toujours aussi chouette.

Quand même, on a un peu du mal à imaginer les fougères sous la neige !

Au pied de la montagne, dans la Yarra Valley, les coffee shops succèdent aux magasins d’antiquités, et la foule déconfinée se presse dans les rues de Warburton et Yarra Junction. Mouais. Nous, on s’est contenté de s’arrêter à une ferme au bord de la route, où un authentique fermier Australien, gros bras tatoué sous le Marcel (oui, il fait 10 °C, et alors ?) et accent à couper au couteau (“ye want saayme of meeey aypples ? They’re good for baey-iking”) nous fournit quelques kilos de très bons fruits à des prix défiant toute concurrence !

Paysage bucolique dans la Vallée

* Cette blague vous est offerte par Simon…

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Phillip Island

Pendant que la situation se normalise petit à petit, qu’il ne reste plus qu’une poignée de cas actifs en Australie (et encore, la plupart sont des gens en quarantaine en revenant de l’étranger), que les restrictions sont levées les unes après les autres….

… on a donc décidé de s’offrir une vraie journée de balade, et d’aller jusqu’à Phillip Island, à une centaine de kilomètre de Melbourne. C’est une île à peu près de la taille des iles de Charente, Oléron par exemple, avec également un côté sur l’océan et un côté sur une baie fermée. Et c’est aussi assez touristique et plein de résidences secondaires et de plages.

Pour les visiteurs, Phillip Island est réputée pour ses baleines, ses phoques et ses pingouins. On n’a vu aucun des trois…

En revanche, on a vu des tas de “swamp wallaby” (des petits kangourous), des dizaines de grosses oies (des “Cape Barren Goose”), plein d’oiseaux en tout genre…

Superbe specimen de  Cereopsis novaehollandiae
Swamp wallaby pas farouche…
Surferis Australiensis, une espèce assez commune par ici aussi…

Plus généralement, c’était une belle journée ensoleillée d’hiver, avec des beaux paysages côtiers. Il n’y a que les baleines qui n’étaient pas là.

Bref, une chouette ballade. Il n’a même pas manqué le petit tour sur le “pier” en fin de journée (à Cowes) …

… ni même le maintenant traditionnel “fish and chips” au coucher du soleil. Même si le coucher de soleil, c’était à 17h : est-ce notre faute, aussi, si il va se coucher aussi tôt ? Tant pis, on prendra le thé en rentrant à la maison vers 19h…

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Royal Botanical Garden (et autour)

Grande promenade, ce Samedi, à la limite du centre-ville pour changer un peu des plages désertes et des forêts isolées… En suivant la Yarra River, nous avons rejoint le jardin botanique (Royal, bien sûr !), pour y flâner sous (dans ?) les grands arbres et sur les impeccables gazons Anglais…

Le jardin botanique, et la plupart des parcs naturels ont réouvert avec précaution. Les gens doivent toujours garder leurs distances et éviter les grands groupes (ce qu’ils font … à peu près). Le Jardin a mis en place quelques précautions, dont on ne sait pas si elles sont pragmatiques ou symboliques…

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Easing of restrictions

Il paraît que le soleil s’est absenté de France ces derniers jours… ce n’est pas très étonnant, il était venu faire un petit tour à Melbourne, où on a eu quelques journées franchement estivales !

Ici, il n’est pas question de “déconfinement”, mais de “easing of restrictions”. Ce qui veut dire, par exemple, qu’on est toujours supposé rester chez nous; mais aux 4 raisons valables de sortir (courses, soins médicaux, exercice physique et travail) s’en est rajoutée une cinquième, “rendre visite à des amis”. Et l’exercice phyisque s’est transformé en “exercise and recreation”. Pour le reste, “rien ne change”, nous répète le Premier (ministre) du Victoria, on doit toujours travailler depuis chez soi autant que possible, ce qui était fermé le reste, les rassemblements de plus de 10 personnes sont toujours interdits, etc.

Quoi qu’il en soit, profitant de ce beau soleil, les Melbourniens (dont nous) ont pris très au sérieux les nouvelles possibilités de sorties… Nous étions sur la côte, près de Brighton où nous étions déjà allé, pour une flânerie au soleil, immeubles du CBD en arrière-plan…

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Testée pour le Covid !

La semaine dernière, Sarah était malade, un mal de ventre un peu bizarre, avec un peu de fièvre… Nous décidons donc de l’emmener chez le médecin, pour que quelqu’un d’autre que moi puisse lui examiner le ventre et rassurer tout le monde.

Mais ce n’est pas si simple que ça !! L’organisation du système de santé en Australie s’est adaptée à l’épidémie en cours … Le résultat, c’est que pour simplifier la vie des médecins généralistes (et des autres médecins en cabinet), et éviter les risques de contamination dans la salle d’attente, ainsi que les contraintes de désinfection, les patients “à risque” d’être porteurs du Covid ne rentrent pas dans le cabinet ! Et dans la catégorie “à risque”, il y a “fièvre” (et aussi toux, mal de gorge, contact avec quelqu’un de positif, personnel soignant, etc …).

Donc l’infirmière du cabinet se précipite dès l’entrée (et si possible même dans la voiture sur le parking, à travers la vitre ouverte), pour prendre la température de Sarah, et m’explique très gentiment “elle a de la fièvre, elle ne peut pas rentrer, le médecin ne peut pas la voir, vous devez aller au centre de dépistage pour un test. Si le test est négatif, alors vous pourrez venir en consultation”.

Nous voilà donc reparties, direction le centre de dépistage, dans la même rue, entre le généraliste et notre logement. Il n’y a pas de file d’attente, donc tout va très vite. Nous sommes accueillies à l’extérieur du bâtiment par une infirmière toute habillée-gantée-masquée, très gentille, à qui j’explique mon histoire. Nous sommes invitées à nous laver les mains au spray, à mettre un masque, elle reprend la température de Sarah, la mienne aussi au passage, et nous donne un ticket chacune.

Deuxième étape : dans le bâtiment, au comptoir d’accueil, il y a des secrétaires qui créent un dossier dans leur ordinateur, et font vérifier trois fois le numéro de téléphone. Les distances de sécurité sont respectées, et c’est un peu compliqué de faire ça à deux mètres de distance, tout le monde masqué, pour épeler nos noms à consonance étrangère (pour elles).

Entre temps, Sarah est devenue toute blanche et n’arrive pas à respirer sous son masque. On lui trouve une chaise dans un coin, et un médecin arrive tout de suite. Rien de grave. Assise, ça va mieux.

Puis nous entrons dans la salle de “consultation”. L’ameublement est très minimaliste : un bureau avec un ordinateur, une boite de mouchoirs en papier et une boite de gants, une chaise pour le médecin, une poubelle, deux chaises pour Sarah et moi, et … c’est tout !! Au moins, c’est facile à désinfecter ! Le médecin est un “junior doctor” (interne ?) très sympa, qui fait tout ce qu’il peut pour rassurer Sarah. Je lui réexplique notre histoire. Il va chercher un appareil pour mesurer le rythme cardiaque et la saturation en Oxygène, tout en s’excusant de la taille et du bruit de son appareil, parce qu’ils ont dû équiper la clinique dans l’urgence alors ils ont ressorti du vieux matériel. Il s’excuse aussi de ne pas pouvoir examiner Sarah et lui palper le ventre, mais vu qu’il n’y a pas de table d’examen, à part l’allonger par terre, c’est vrai qu’il ne peut pas faire grand-chose de plus.

Il fait le prélèvement à Sarah (le coton-tige au fond du nez), me dit que de son point de vue, je ne suis pas obligée de faire le test mais qu’il peut le faire si je le souhaite. De toute façon, si le test de Sarah est positif, il faudra tester toute la famille. Donc je décline sa proposition pour l’instant. Les résultats de Sarah arriveront dans 48h, soit par SMS si c’est négatif, soit par appel téléphonique si c’est positif.

C’est bien beau tout ça, mais … elle a toujours mal au ventre, qu’est ce qu’on fait ? Ben … soit vous considérez que c’est vraiment grave et vous allez aux urgences de l’hôpital (eux, ils sont équipés pour la désinfection spécial Covid), soit vous rentrez chez vous, vous la surveillez et vous irez voir votre généraliste quand vous aurez le résultat négatif du test. il a même pris le temps d’appeler son collègue des urgences pédiatriques, pour le prévenir.

Monash hospital (enfin, le bâtiment historique, il y a plus neuf à côté)

Finalement, on a décidé d’attendre, et on a bien fait. Le temps qu’on reçoive le résultat du test (négatif), Sarah allait bien mieux, et on n’a pas eu besoin d’aller chez le médecin ! Ouf !

Je suis quand même partagée entre l’aspect saugrenu, incongru de “elle est malade donc le médecin ne peut pas la voir”, et … l’admiration pour l’organisation pragmatique et efficace des centres de dépistage, mis en place si rapidement ! Et je suis bien désolée pour les médecins généralistes français, qui vont, en plus de leur activité normale, devoir faire les tests, l’information, le traçage des contacts, et tous les nettoyages supplémentaires …